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Dans cette page : Les IDE en chiffres | Pourquoi choisir d'investir en France | La protection des investisseurs étrangers | Les procédures relatives à l'investissement étranger | Les terrains et les immeubles | L'aide à l'investissement | Les opportunités d'investissement | Les secteurs où les opportunités d'investissement sont moindres | Trouver de l'aide pour des informations complémentaires

 

Les IDE en chiffres

Selon le Rapport sur l'investissement dans le monde 2026 publié par la CNUCED, la France était en 2025 le vingtième destinataire mondial d'IDE et le sixième en Europe, avec des flux d'IDE entrants en baisse à USD 21,9 milliards, contre USD 41,5 milliards un an plus tôt (-47,2 %). À la fin de la même période, le stock d'IDE atteignait USD 1 160,3 milliards. La France est également le onzième investisseur mondial. Les pays détenant la majorité des IDE sont les États-Unis (17,1 %), la Suisse (13,7 %), l'Allemagne (13,4 %) et le Royaume-Uni (10,8 %). L'UE27 représente 53,5 % du stock entrant total. Par secteur, les investissements se dirigent principalement vers l'industrie manufacturière (34,3 %), les activités immobilières (19,1 %), les activités financières et d'assurance (13,6 %) et le commerce et la réparation de véhicules automobiles (9,8 % – données Banque de France). Selon les derniers chiffres de l'OCDE, au premier semestre 2024, les flux d'IDE entrants ont atteint USD 24,6 milliards, contre USD 17,7 milliards à la période correspondante un an plus tôt.

La France est très ouverte aux investissements étrangers. Parmi ses principaux atouts figurent une population bien formée, des universités de premier plan et une main-d'œuvre qualifiée. Elle dispose d'une culture d'entreprise moderne, de marchés financiers avancés, d'une application rigoureuse des droits de propriété intellectuelle et d'un paysage commercial pionnier. Réputée pour ses infrastructures exceptionnelles, la France dispose d'un transport ferroviaire de voyageurs à grande vitesse, de nombreux ports maritimes, de vastes réseaux routiers, d'un système de transports publics complet et de connexions intermodales fluides. La couverture mobile à haut débit est très répandue, la 5G étant désormais accessible dans de nombreuses grandes et moyennes agglomérations. En revanche, la France continue de se heurter à des obstacles de longue date pour les investisseurs étrangers, notamment le coût du travail, la protection des travailleurs, la législation sociale et la complexité administrative. Toutefois, la capacité d'innovation du pays, ses capacités de recherche, ses récentes politiques favorables aux entreprises et les initiatives gouvernementales en faveur de la transition écologique constituent des facteurs d'attraction convaincants pour les investisseurs. La détention étrangère de sociétés en France ne fait l'objet d'aucune contrainte légale, sauf dans certains secteurs spécifiques. Toutefois, les acquisitions de sociétés domiciliées ou de filiales intervenant dans des secteurs critiques liés aux intérêts nationaux de la France, à l'ordre public, à la sécurité et à la défense, ou exerçant des activités de R&D sur des technologies critiques ou à double usage pour ces secteurs, nécessitent une notification préalable, un examen et une autorisation du ministre de l'Économie. Par ailleurs, le 28 décembre 2023, le gouvernement français a adopté le décret n° 2023-1293 et un arrêté correspondant, élargissant le champ d'application des règles françaises relatives aux IDE. Parmi les changements notables figurent l'extension du champ au contrôle des acquisitions d'« établissements commerciaux » non constitués en société en France détenus par des sociétés étrangères, la fixation d'un seuil permanent de déclenchement de 10 % des droits de vote pour les investisseurs hors Union européenne et hors Espace économique européen dans les sociétés françaises cotées, et l'élargissement des activités couvertes à l'extraction, la transformation et le recyclage des matières premières critiques, aux infrastructures énergétiques, aux réseaux de transport, à l'approvisionnement public en eau, aux réseaux de communications électroniques, à la protection de la santé publique, aux semi-conducteurs, au stockage de données, à l'intelligence artificielle, à la robotique et aux biotechnologies. Le climat des affaires en France est considéré comme positif, et le pays se classe 12e sur 133 économies dans l' indice mondial de l'innovation 2024 et 62e sur 184 pays dans le dernier Indice de liberté économique.

 
Investissement Direct Etranger 202320242025
Flux d'IDE entrants (millions USD) 42.14641.52721.908
Stocks d'IDE (millions USD) 1.014.588987.6921.160.284
Nombre d'investissements greenfield* 683667625
Value of Greenfield Investments (million USD) 33.90328.38290.903

Source : UNCTAD, Dernières données disponibles.

Note : * Les investissements greenfield correspondent à la création de filiales ex-nihilo par la maison mère.

 

STOCKS D'IDE PAR PAYS ET SECTEUR D'ACTIVITÉ

Principaux pays investisseurs 2025, en %
Suisse 22,0
Pays-Bas 15,8
Allemagne 15,4
Luxembourg 13,9
Royaume-Uni 8,4
Suède 3,9
Espagne 2,1
États-Unis 1,9
Guernesey 1,7
Autriche 1,6
Principaux secteurs investis 2025, en %
Activités financières et d'assurance 32,3
Activités spécialisées, scientifiques et techniques 24,5
Production et distribution d'électricité, de gaz, de vapeur et de climatisation 2,4
Activités immobilières 1,8
Santé humaine et action sociale 0,3
Production et distribution d'eau ; assainissement, gestion des déchets et lutte contre la pollution 0,2

Source : Banque de France, statistiques, Dernières données disponibles.

 
Les formes de sociétés préférées par les investisseurs
Société anonyme, SA
Les formes d'établissements préférés par les investisseurs
La filiale
Les principaux investisseurs
Consulter quelques exemples de projets d'investissement réussis en France (Invest in France).
Les sources statistiques
Ministère de l'économie, des finances et de la relance
Business France

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Pourquoi choisir d'investir en France

Les points forts

La France figure parmi les dix premières puissances économiques mondiales et dispose de nombreux atouts pour attirer les investisseurs étrangers :

  • Qualité des infrastructures et des services publics
  • Main-d'œuvre qualifiée
  • Puissance touristique
  • Groupes internationaux compétitifs (aéronautique, énergie, environnement, pharmacie, produits de luxe, agroalimentaire, distribution)
  • Puissance agricole mondiale
  • Niveau d'épargne élevé
Les points faibles

Les principaux obstacles à l'attraction des IDE dans l'économie française sont les suivants :

  • Nombre insuffisant d'entreprises exportatrices, perte de compétitivité et de parts de marché. Déficit commercial structurel
  • Désindustrialisation avancée, gamme de produits relativement peu élevée, efforts d'innovation insuffisants
  • Faible taux d'emploi des jeunes et des seniors
  • Dépenses publiques relativement inefficaces et forte pression fiscale
  • Endettement public et privé élevé et en hausse
  • Fragmentation et instabilité politiques
Les mesures mises en place par le gouvernement

De nombreuses réformes ont vu le jour ces dernières années dans le but de redynamiser l'économie nationale et d'attirer les investisseurs étrangers. Voici les principales : 

  • Le nombre de formalités administratives pour l'implantation de sociétés étrangères a été réduit. 
  • La mise en place d'un programme de crédit d'impôt de EUR 20 milliards (crédit d'impôt pour la compétitivité), la suppression de la taxe de solidarité et la création du crédit d'impôt recherche et d'incitations pour les jeunes entreprises innovantes. 
  • La réforme de la législation du travail, qui renforce la formation professionnelle et apporte plus de flexibilité au marché du travail. 
  • La réduction du taux de l'impôt sur les sociétés de 33 % à 25 %
  • Une fiscalité compétitive de la recherche et des dispositifs d'exonération temporaire pour les start-up innovantes et les nouvelles entreprises.
  • Les entreprises étrangères ont accès aux mêmes subventions que les entreprises françaises (soutien à l'investissement productif, à la R&D, à la formation professionnelle, à la création d'emplois, etc.).

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La protection des investisseurs étrangers

Les conventions bilatérales d'investissement signées par la France
La France a signé 116 traités bilatéraux d'investissement (TBI), dont 80 sont en vigueur.
Pour consulter la liste, cliquer ici.
Les controverses enregistrées auprès de la CNUCED
L'ISDS Navigator contient des informations sur les affaires d'arbitrage international connues, engagées par des investisseurs contre des États en vertu d'accords internationaux d'investissement. La France est impliquée dans 51 affaires en tant qu'État d'origine du demandeur et dans 1 affaire en tant qu'État défendeur.
Les organismes offrant leur assistance en cas de désaccord
ICCWBO , Cour internationale d'arbitrage, Chambre de commerce internationale
ICSID , Centre international pour le règlement des disputes d'investissement
Membre de l'Agence Multilatérale de Garantie des Investissements (MIGA)
La France est signataire de la Convention du MIGA.
 
Comparaison internationale de la protection des investisseurs France OCDE Etats-Unis Allemagne
Index de transparence des transactions* 8,0 6,5 7,0 5,0
Index de responsabilité des managers** 3,0 5,3 9,0 5,0
Index de pouvoir des actionnaires*** 6,0 7,3 9,0 5,0

Source : The World Bank - Doing Business, Dernières données disponibles.

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Les procédures relatives à l'investissement étranger

Les obligations de déclaration
Tous les investissements étrangers doivent être déclarés à la Banque de France (à des fins statistiques). La majorité des investissements étrangers doivent également être déclarés au Trésor public, qui peut vérifier si une autorisation préalable est requise ou non. En France, le mécanisme de filtrage des IDE repose sur l'autorisation préalable du ministre de l'Économie, dont les modalités de procédure sont précisées à l'article L151-3 du Code monétaire et financier. L'autorisation préalable du ministre de l'Économie est requise pour tout investissement étranger dans une activité relevant des « industries sensibles » (par ex. l'énergie, l'approvisionnement en eau et la santé publique). Un décret du 29 novembre 2018, entré en vigueur le 1er janvier 2019, a élargi la liste des secteurs dans lesquels les investissements étrangers doivent être soumis à autorisation préalable pour y inclure l'aérospatiale, la cybersécurité, l'intelligence artificielle, la robotique, la fabrication additive, les semi-conducteurs et l'hébergement de données sensibles. En particulier, la loi relative à la croissance et à la transformation des entreprises, connue en France sous le nom de loi PACTE, publiée au Journal officiel le 23 mai 2019, a remodelé et étendu la procédure française d'autorisation préalable, en conférant au ministre de l'Économie des pouvoirs d'injonction. La loi PACTE a été complétée par un décret et un arrêté du 31 décembre 2019. Dans le contexte de la pandémie de COVID-19 actuelle, le contrôle des investissements étrangers est renforcé. De nouvelles dispositions ont été adoptées, issues d'un décret et d'un arrêté du 22 juillet 2020, comprenant à la fois des mesures permanentes et temporaires visant à protéger les entreprises françaises les plus sensibles.
L'organisme auprès duquel déclarer l'investissement
Direction Générale du Trésor
Demande d'autorisation spécifique
Certains secteurs sont soumis à des procédures d'autorisation préalable : les jeux d'argent ; la sécurité privée ; les activités de recherche et développement sur des agents pathogènes ou toxiques ; les systèmes d'interception des communications téléphoniques ; les technologies de l'information ; la sécurité des systèmes d'information ; les biens et technologies à double usage ; les moyens de cryptologie dans l'économie numérique ; les entreprises détentrices de secrets de la défense nationale ; le commerce des armes et les entreprises ayant conclu un contrat avec le ministère de la Défense.

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Les terrains et les immeubles

Les solutions temporaires
Il existe plusieurs solutions temporaires : Instant Offices ou Regus.
La possibilité d'acheter un terrain ou un bâtiment industriel ou commercial
Les entités immatriculées à l'étranger ou contrôlées par des capitaux étrangers sont libres de réaliser des investissements immobiliers en France. Il est possible d'acheter en pleine propriété ou en location, de construire des locaux industriels et commerciaux ou d'acheter par l'intermédiaire d'une société immobilière. Bien qu'elle ait très rarement vocation à s'appliquer aux investissements immobiliers en France, la loi relative à la croissance et à la transformation des entreprises (PACTE) du 23 mai 2019 et le décret afférent du 31 décembre 2019 ont renforcé et étendu la procédure d'autorisation préalable des investissements étrangers en France (IEF), afin de mieux protéger les secteurs stratégiques tels que l'intelligence artificielle ou la robotique.

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L'aide à l'investissement

Les formes d'aide
Le soutien des autorités françaises prend diverses formes : prêts bonifiés ou sans intérêt, subventions pour des projets d'investissement matériel et de R&D, réduction des coûts immobiliers, exonérations fiscales, exonérations de cotisations sociales patronales, crédits d'impôt, prise en charge de certaines dépenses (par ex. les frais de formation des nouveaux salariés, etc.), garanties publiques et prises de participation.
Les domaines privilégiés
Création d'emplois, développement régional, domaine de l'industrie agroalimentaire, protection de l'environnement, aides à la recherche et au développement, pôles de compétitivité.
Les zones géographiques privilégiés
Régions éligibles aux subventions de l'UE au développement régional.
Régions concernées par le Fonds européen de développement régional.
Les zones franches
Pôles de compétitivité en France
Zones franches urbaines en France (ZFU)
Organismes d'aides publiques et de financement
 
 

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Les opportunités d'investissement

Les secteurs économiques clés
Aéronautique et spatial, automobile, industrie agroalimentaire, industrie pharmaceutique, industrie du luxe et de la mode, micro-électrotechnique, logistique, équipements de santé.
Les secteurs à fort potentiel
Biotechnologies, télécommunications, services aux entreprises, techniques de l’information et de la communication, environnement.
Les programmes de privatisation
Électricité, gaz, transport ferroviaire et services postaux. Le gouvernement n'a pas annoncé récemment de projets de privatisation des entreprises publiques restantes, mais il a réduit ses participations dans plusieurs sociétés.
Les appels d'offres, les projets et les marchés publics
BOAMP , Bulletin Officiel des Annonces des Marchés Publics
MPF , Marchés publics et projets en France
Tenders Info , Appels d'offres en France
Ted - Marchés publics européens , Opportunités d'affaires dans l'UE

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Les secteurs où les opportunités d'investissement sont moindres

Les secteurs monopolistiques
Les anciens monopoles publics comme EDF, SNCF et La Poste dominent encore des secteurs clés malgré une ouverture à la concurrence.

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